Quel rôle pour la transmission des savoirs dans l’industrie ?

Knowledge Management
January 9, 2026

Alice Minetto

Dans un environnement industriel en constante évolution, la transmission des savoirs n’est plus une option, mais une nécessité. À mesure que les technologies progressent, que les générations se succèdent et que les métiers se transforment. La capacité d’une entreprise à préserver, partager et gérer ses compétences devient un levier stratégique.

Transmettre un savoir, ce n’est pas seulement former un nouveau collaborateur. C’est aussi sécuriser des process, capitaliser sur l’expérience de terrain et maintenir la continuité opérationnelle. Ce besoin est d’autant plus fort dans l’industrie, où la perte d’un geste métier ou d’une expertise technique peut ralentir l’ensemble d’une chaîne de production.

Transmission des savoirs : définitions et typologies dans un contexte industriel

Transmettre un savoir, ce n’est pas seulement transférer une information. Dans l’entreprise, et plus encore dans le secteur industriel, cela suppose de capter, structurer et faire vivre un ensemble de connaissances. Mais aussi, bien sûr, d’expériences et de gestes métier. Pour bien en comprendre les enjeux, il faut d’abord poser les bonnes définitions et distinguer les différents types de savoirs en jeu.

Quelle est la définition de la transmission des savoirs ?

La transmission des savoirs désigne l’ensemble des moyens mis en œuvre pour partager, diffuser ou conserver les connaissances utiles à l’activité d’une organisation. Elle peut prendre plusieurs formes. Orale, écrite, formelle ou informelle.

Elle englobe :

  • La transmission des savoir-faire, qui porte sur des compétences techniques ou pratiques acquises par l’expérience.
  • La transmission des savoir-être, plus liée aux postures professionnelles, à la culture d’entreprise ou au comportement attendu.
  • Et plus largement, le transfert de connaissances, souvent utilisé dans les démarches de capitalisation ou de formation interne.

Dans les faits, cette transmission dépasse souvent les outils ou les manuels. Elle s’appuie sur des échanges humains, des observations sur le terrain, ou encore la modélisation de gestes métier. C’est là que réside sa richesse, mais aussi sa fragilité.

Qu'est-ce que le transfert de savoir ?

Dans une entreprise et plus encore dans l’industrie, tous les savoirs ne prennent pas la même forme ni ne circulent avec la même facilité. On distingue souvent deux grandes familles. D’un côté, les savoirs dits explicites, que l’on peut formaliser sans trop de difficulté. Procédures, consignes, modes opératoires, fiches sécurité. Ces contenus sont écrits, partagés, archivés.

De l’autre, on trouve les savoirs tacites. Ce sont ceux qui s’acquièrent par l’expérience, l’observation, les essais. Ils ne se disent pas toujours facilement, car ils relèvent du ressenti, de l’intuition, d’un geste affiné au fil des années. Dans l’industrie, les deux se croisent en permanence. Un opérateur ne suit pas seulement une fiche technique. Il sait quand il faut ajuster, observer un bruit, sentir une vibration inhabituelle. C’est dans cette capacité d’anticipation que réside une grande partie de la valeur métier.

On peut aussi lire les savoirs à travers leur usage. Il y a ceux qui relèvent du savoir technique, comme manier une machine, régler un outillage ou interpréter un schéma. D’autres renvoient à des compétences plus organisationnelles, comme comprendre les enchaînements logiques d’une chaîne de production ou maîtriser les exigences qualité d’un atelier. 

Enfin, il y a les savoirs liés à l’expérience vécue. Tirer une leçon d’un incident, capitaliser une amélioration apportée sur le terrain, transmettre un retour après une panne.

Ensemble, ces connaissances construisent le socle invisible de la performance. Lorsqu’elles ne sont pas transmises, elles se diluent. Et parfois, elles disparaissent avec celles et ceux qui les ont patiemment construites.

Pourquoi transmettre le savoir en industrie ?

Dans l’univers industriel, la transmission des savoirs n’est pas un simple enjeu RH. C’est un levier stratégique. Beaucoup de métiers s’appuient sur des compétences techniques acquises avec le temps, parfois difficiles à formaliser. Certains gestes, certains réglages, ne figurent dans aucune documentation, mais restent essentiels au bon fonctionnement d’un atelier ou d’un process.

La réalité du terrain impose aussi son lot de défis. Quand un expert s’apprête à partir sans que sa relève soit prête, l’entreprise risque de perdre un capital précieux. Lorsqu’un jeune collaborateur rejoint une équipe sans avoir encore les bons réflexes ou la bonne lecture du métier. C’est toute la transmission informelle qui est mise à l’épreuve. Et à cela s’ajoute la digitalisation des postes. Elle transforme les outils de travail et demande plus de clarté, plus de méthode dans la diffusion des connaissances.

Le rythme de transformation n’aide pas. Les normes évoluent, les technologies changent, les savoirs eux-mêmes deviennent mouvants. Sans un système organisé de transmission, il devient difficile de maintenir la qualité, d’assurer la continuité ou même d’innover.

Dans ce contexte, l’apprentissage sur le tas ne suffit plus. Il faut structurer les savoirs, penser leur circulation comme un processus à part entière. Et s’appuyer sur des outils capables de les rendre accessibles, compréhensibles et vivants, au quotidien.

Pourquoi la transmission des savoirs est un enjeu stratégique en industrie ?

Transmettre un savoir ne consiste pas seulement à reproduire ce qui existe. C’est aussi permettre à l’entreprise d’évoluer, de rester performante et de préparer l’avenir. Dans un secteur industriel marqué par des métiers techniques. Mais aussi des normes strictes et un besoin constant d’agilité, cette transmission devient un pilier stratégique.

Préserver la mémoire métier face aux départs, au turn-over ou à l’automatisation

Dans de nombreuses industries, une grande partie de l’expertise repose sur des collaborateurs expérimentés.

Lorsqu’ils partent, leur savoir part avec eux, sauf s’il a été anticipé et transmis. Un départ non préparé peut créer des tensions opérationnelles, des erreurs, voire des pertes de productivité.

Le turn-over accentue ce risque. Les nouveaux arrivants doivent vite s’adapter, souvent sans avoir accès à l’expérience de ceux qu’ils remplacent. Et lorsque l’automatisation prend le relais, les connaissances humaines doivent rester disponibles pour encadrer. Et possiblement ajuster ou intervenir en cas de besoin.

Conserver une mémoire métier vivante, documentée, transmissible, c’est donc sécuriser les savoirs critiques tout en gardant la main sur leur évolution.

Former plus vite et mieux les équipes

La transmission des savoirs permet aussi de raccourcir les temps de formation. Plus un savoir est clair, structuré et accessible, plus il devient facile à intégrer pour un nouveau collaborateur. C’est un levier direct pour améliorer l’efficacité de l’onboarding.

Cela a un impact fort sur la qualité et la sécurité des opérations. Une consigne mal transmise ou un geste mal compris peuvent avoir des conséquences importantes sur la production ou sur les personnes. Transmettre, c’est donc aussi protéger, les processus sont respectés, les bonnes pratiques diffusées, les erreurs évitées.

Dans ce cadre, formaliser les savoirs ne freine pas l’agilité. Au contraire, cela permet d’aligner les équipes sur des bases communes tout en laissant place à la progression individuelle.

Favoriser l’innovation et l’amélioration continue grâce au partage intergénérationnel

Partager les savoirs ne signifie pas les figer. C’est aussi un moyen de les faire évoluer. Lorsqu’une entreprise encourage le dialogue entre générations, elle stimule l’échange d’idées, l’évolution des pratiques et la remise en question des routines.

Les jeunes collaborateurs apportent une vision neuve. Les plus expérimentés partagent des repères solides. Ensemble, ils enrichissent mutuellement leurs approches. C’est cette dynamique qui nourrit l’amélioration continue, l’adaptation aux nouveaux outils et la capacité à innover.

La circulation de l’information en entreprise devient alors un cercle vertueux : en transmettant, on apprend. Et en apprenant, on transmet mieux.

L’entreprise apprenante : vers un nouveau modèle de performance industrielle

Face aux mutations constantes de l’industrie, de plus en plus d’organisations adoptent une logique d’entreprise apprenante. Elles placent l’apprentissage au cœur de leur fonctionnement. En valorisant à la fois l’expérience des équipes et l’intégration de nouvelles connaissances. Ce modèle repose sur une culture du partage, où chacun est encouragé à transmettre sans retenue ni crainte de perdre sa valeur.

Il implique aussi la mise en place de moments dédiés à la transmission. Que ce soit sous forme de tutorat, de formations continues et informelles ou d’échanges entre pairs. Ces pratiques ne sont efficaces que si elles s’appuient sur des outils adaptés, capables de soutenir une dynamique collective. À travers cette approche, le savoir n’est plus figé. Il circule, se transforme, s’adapte aux contraintes du terrain et nourrit l’amélioration continue.

Dans ce cadre, la connaissance devient un actif stratégique à part entière, au même titre que les machines ou les logiciels. Et c’est précisément à ce niveau que l’intelligence artificielle trouve sa place. Elle ne remplace pas l’humain, mais vient soutenir la gestion des savoirs, en facilitant leur structuration, leur mise à jour et leur diffusion au bon moment.

Digitaliser la transmission des savoirs : IA, automatisation et cas d’usage Shiroo

Face aux défis grandissants de la transmission des savoirs dans l’industrie, les outils numériques offrent de nouvelles possibilités. L’enjeu n’est plus seulement de préserver l’existant, mais d’en faciliter l’accès, l’évolution et l’usage quotidien. C’est pour cela que des plateformes comme Shiroo trouvent toute leur place.

Comment se fait la transmission du savoir ?

Dans beaucoup d’entreprises industrielles, la transmission repose encore sur des méthodes informelles. Observation sur le terrain, tutorat improvisé, consignes orales. Ces approches ont leurs qualités, mais elles montrent aussi leurs limites.

Le temps manque souvent pour former correctement. Les équipes sont sous pression, les ressources limitées et la charge mentale élevée. Les savoirs sont parfois dispersés dans des documents, des mails ou des fichiers partagés, difficiles à retrouver au bon moment.

Dans ce contexte, même les expertises les plus précieuses peuvent rester invisibles ou inaccessibles. Or, sans organisation claire, il devient difficile de capitaliser efficacement sur l’expérience collective.

Structurer les savoirs avec l’IA : identifier, cartographier, prioriser

L’intelligence artificielle permet aujourd’hui de franchir un cap. Elle ne remplace pas l’humain, mais vient en appui pour mieux organiser ce qui existe déjà.

Concrètement, l’IA peut aider à :

  • Identifier les savoirs critiques, souvent tacites ou non documentés.
  • Cartographier les connaissances détenues par les collaborateurs, en croisant différents types de données.
  • Prioriser les contenus en fonction de leur fréquence d’usage, de leur criticité ou de leur risque de disparition.

Cela permet de construire une base solide, claire et évolutive. Les informations ne sont plus perdues dans des dossiers oubliés. Elles sont mises en lien, structurées, et prêtes à être mobilisées.

Automatiser la diffusion du savoir au bon moment, à la bonne personne

La digitalisation ne se limite pas à stocker des savoirs. Elle permet aussi de les faire vivre, en les diffusant de manière ciblée, au bon moment, selon les besoins du terrain.

Prenons un exemple, un opérateur intervient sur une machine qu’il ne connaît pas parfaitement. Grâce à une plateforme intelligente, il peut accéder en quelques secondes à une procédure, une vidéo explicative ou un retour d’expérience documenté, sans quitter son poste. D’autres cas d'usage sont disponibles sur notre site internet Shiroo.

L’information devient accessible en situation réelle, sans avoir à chercher. Cela évite les erreurs, sécurise les interventions, et renforce l’autonomie des équipes.

Transmettre les savoirs pour faire grandir l’industrie

Dans l’univers industriel, la transmission des savoirs ne se limite pas à préserver le passé. C’est une démarche vivante, tournée vers l’avenir. Elle permet de sécuriser les compétences, d’accélérer la montée en autonomie et de faire circuler l’expertise au sein des équipes.

Ce que l’on apprend, ce que l’on fait, ce que l’on sait… tout cela gagne à être partagé. Encore faut-il en créer les conditions. C’est là que le numérique et l’intelligence artificielle ouvrent un nouveau champ des possibles. En structurant mieux les connaissances, en les diffusant plus justement et en les rendant disponibles quand il le faut.

Des solutions comme Shiroo permettent de transformer la gestion du savoir en levier de performance et de cohésion. Et dans un contexte où chaque compétence compte, cette capacité à faire vivre et circuler les savoirs devient un véritable avantage stratégique.

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